LES RÉSEAUX SOCIAUX

Les changements des réseaux sociaux

Cette structure sociale « en ligne » transforme la société. Son fonctionnement rapide et interactif facilite les échanges entre individus connectés. Les entreprises investissent l’ensemble des réseaux sociaux afin de conquérir de nouvelles cibles.

Réseaux sociaux grand public

Facebook

Le site compte 270 milliards de comptes en France dont 25 millions d’utilisateurs actifs. Selon Google, Facebook est le site le plus consulté. Ludovic Boursin présente ce canal comme un élément indispensable, véritable pense-bête. Il le décrit à l’égal d’un réseau permettant le partage de vidéos. Les groupes fermés participent à la création de communautés et développent le sentiment d’appartenance et d’identification à celles-ci. En 2012, 87 % des entreprises utilisent les réseaux sociaux pour communiquer avec leurs clients et 74% ont une page corporate. Aujourd’hui, 70% des chercheurs d’emploi sont présents sur Facebook et assurent une mise à jour régulière de leurs informations.

Twitter

Les utilisateurs envoient des tweets (messages courts) sur internet, par messagerie instantanée ou par sms. Pour devenir membre, l’entreprise ou l’internaute doit créer un compte. L’utilisateur choisit de suivre ou non certaines personnes et gère lui-même sa communauté. 82% des entreprises sont présentes sur Twitter contre 77% en 2011. Ce réseau reste apprécié des entreprises pour leurs prises de paroles corporate. En France, Twitter compte 2,3 millions d’utilisateurs (140 millions réellement actifs) dont 33% de chercheurs d’emploi. Le livre intitulé « Le média humain » de Ludovic Boursin nous montre que les followers développent un esprit critique. Cependant, ce communautarisme induit une dégradation de l’information et le vocabulaire employé reste peu élevé afin que l’information soit comprise de tous.

Réseaux professionnels

Linkedin

Linkedin, réseau d’ampleur international est majoritairement constitué de professionnels issus de tous secteurs d’activité. Selon le groupe, 5 millions d’utilisateurs sont actifs en France en 2014.

Viadeo

Ce 5ème réseau social s’inscrit dans une démarche de création d’un réseau social professionnel. Utilisé par 7 millions d’internautes en France, les fonctions de Viadeo sont identiques à celles de Linkedin, plus connu des professionnels. 27% des personnes interrogées choisissent Viadeo pour trouver un emploi. Les plus petites entreprises issues du secteur des conseils et services sont plus représentées que les grands groupes. Le réseau reste majoritairement constitué de salariés à 75%.

Réseaux sociaux internes

Réseaux sociaux d’entreprise

Les auteurs Frédéric Créplet et Thomas Jacob nous donnent une définition de l’intranet comme étant un objet collectif et participatif. Ce réseau d’interdépendances offre une transversalité, des partages de connaissances plaçant l’utilisateur au cœur de l’outil. Plateforme cognitive d’échanges, elle assure le déploiement de nouvelles pratiques managériales.

Cet outil permet plus de réactivité, de flexibilité, une meilleure communication interne et induit une décentralisation des activités et décisions. Cet instrument renforce l’image et l’identité de l’entreprise. Cet espace participe au développement des compétences et à l’essor de la culture d’entreprise. Ces auteurs expliquent que ce déploiement permet de communiquer auprès des fournisseurs, des clients et des salariés.

L’intranet fait partie intégrante de la stratégie organisationnelle de l’entreprise. Levier de performance interne, l’intranet favorise les gains de productivité et les économies d’échelles. Ces auteurs étendent leurs propos sur les nouvelles offres disponibles sur le marché. Le boom de la blogosphère contribue à l’accroissement des informations et de l’échange entre individus. Les internautes modifient eux-mêmes le contenu et apportent leur expertise. Or, ces écrivains expliquent que le développement des réseaux en interne accentue le partage de données et de contacts. Les auteurs Frédéric Créplet et Thomas Jacob poursuivent leur développement sur le web 2.0, base d’échanges entre utilisateurs alliée à une application en ligne. Ils démontrent que celui-ci est plus orienté social et collaboratif que son prédécesseur. Anthony Poncier, auteur du livre « Les Réseaux Sociaux d’Entreprise » reprend le terme d’entreprise 2.0 afin d’appréhender la suppression frontière entre la dimension interne et externe. Il explique que ces plateformes permettent d’avoir une entreprise plus connectée au monde.

Individus et réseaux sociaux

Le cabinet Forrester a déterminé deux profils d’internautes. Tout d’abord les « mass connector » ou réseauteurs compulsifs et les « mass mavens». Jean-Marc Manach opère une autre distinction : celle entre les Digital Native et la génération parents transparents (leurs parents). Il démontre que les rencontres entre individus ne sont plus physiques mais virtuelles. Il décrit la génération z comme moins naïve,  car intégrant les tenants et les aboutissant des réseaux. Les emo-boomers selon lui s’accorderaient plus de liberté. Quant aux chercheurs d’emploi, ils sont plus actifs sur les réseaux sociaux que leurs homologues.

L’enquête réalisée par Stepstone met en évidence que ces individus tiennent à jour leur profil. Ces chercheurs d’emploi sont présents sur plusieurs réseaux afin de multiplier leur chance de trouver du travail et d’être ainsi en contact avec des recruteurs. Ils partagent leurs centres d’intérêts, recherchent des amis. Ces individus consultent les informations déposées par les entreprises sur ces réseaux. Cette mine d’information cruciale offre une meilleure connaissance des sociétés, de leur réputation.

Frédéric Créplet et Thomas Jacob eux, déterminent quatre niveaux hiérarchiques. Dans le premier niveau, ils décrivent les utilisateurs décideurs prenant des décisions élevées ; puis les utilisateurs managers dirigeant les directions fonctionnelles, les services et les équipes ; intervient ensuite les utilisateurs experts et opérationnels ; et pour terminer les autres, comprenant les clients, les fournisseurs et les partenaires. Ils évoquent le fait que les cibles doivent percevoir un avantage intrinsèque à son utilisation pour se l’approprier.

Entreprises et réseaux sociaux

70% des sociétés sont aujourd’hui présentes sur le web. Elles effectuent de la veille sur leurs concurrents, leurs prospects, leurs employés sur ces réseaux sociaux. Ces entités envahissent internet dans l’objectif d’être au plus proche de ses cibles et d’en conquérir de nouvelles. Les précurseurs ont été les départements des ressources humaines, très vite dépassés par le marketing. Ces canaux de diffusion sont pour les entreprises un vecteur de communication à ne plus négliger. Leur utilisation quasi – gratuite sauf promotion engendre des bénéfices pour l’entreprise. Leur simple présence sur ces réseaux permet des retours importants en terme de notoriété, d’image et de conquête de prospects. De plus, les sociétés ont la possibilité d’interagir avec leur communauté plus facilement et directement.

Les réseaux sociaux, source de recrutement et de diffusion d’actualités, sont au service de l’entreprise et contribuent au développement de leur activité. Anthony Poncier met en avant l’ensemble des avantages constitués par l’acquisition d’un réseau améliorant le fonctionnement de l’organisation par l’interaction.

 Conséquences

Anthony Poncier explique que la génération y a accru l’accélération du développement des réseaux sociaux. Jean-Marc Manach expose que cette dématérialisation des supports a induit la création d’un sentiment d’appartenance. Les valeurs renforceraient le phénomène d’indentification de l’individu. Ludovic Boursin, démontre que les internautes sont influencés par leurs pairs et leurs publications. Ainsi, les moteurs de recherches sont remplacés par les prescripteurs. Il affirme que les médias sociaux à savoir les réseaux sociaux et les plateformes de partages favorisent l’échange. Cet auteur explique que l’augmentation des blogs, des forums et des sites influence plusieurs dizaines d’individus.

Ainsi, il ne s’agit plus de s’adresser à une personne mais à elle et son réseau. Néanmoins, en poursuivant son raisonnement, il constate qu’une délimitation de plus en plus poreuse entre communication interne et externe peut avoir des conséquences négatives pour les entreprises et les salariés. Selon lui, la moitié des entreprises auraient interdit l’usage de Facebook et Twitter au sein de l‘entreprise. Il explique ce phénomène par l’accroissement des fuites d’informations nuisant aux sociétés. De plus, il commente la situation des porteurs de projets internes qui s’épuisent au sein de leur entreprise. En effet, il semblerait que les dirigeants ont peur de se lancer à la conquête des réseaux sociaux. De plus, l’article concernant l’avenir des réseaux sociaux exprime l’immaturité des réseaux. Celui-ci explique que l’enthousiasme du lancement laissera place au désenchantement puis une remontée générale de l’engagement.

D’après l’étude menée par Lecko, les réseaux sociaux d’entreprise sont appréciés par les utilisateurs. Cependant, cette analyse dévoile la réticence des individus à s’exprimer pleinement sur cet espace dédié. Cet examen montre que les porteurs de projets ne sont pas enthousiastes quant à la mise en place de ces réseaux. Cette attitude est identique pour les directions qui opèrent plus un rôle de sponsor que de véritable responsable de projet. L’article sur l’estimation du risque à déployer ce réseau démontre qu’il s’avère plus judicieux d’évaluer les risques de ce non déploiement que le retour sur investissement. En effet, le journaliste déclare qu’une entreprise ne doit pas vivre sur ses acquis mais innover et créer ces réseaux. Cette absence de plateforme entraînerait l’individualisation des individus personnes et ne séduirait pas les jeunes talents à intégrer une entreprise. Les collaborateurs ne sont plus simples spectateurs mais véritablement acteurs.

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